
Avec l’Integrator, la Belgique retourne au Kosovo
Après quatorze ans d’absence, la Belgique retourne au Kosovo dans le cadre de l’opération de soutien à la paix de l’OTAN, la Kosovo Force (KFOR). Ce mardi 1er avril, en présence des ministres de la Défense luxembourgeois et belge, Yuriko Backes et Théo Francken, cinq membres du Bataillon des Chasseurs à Cheval ont pris la direction de Kosovo, en embarquant l’Integrator, un aéronef de reconnaissance piloté à distance.
Les militaires belges ne se rendent pas au Kosovo les mains vides. Dans leurs bagages, ils emportent une merveille de technologie : l’Integrator, un aéronef de reconnaissance piloté à distance, capable de dépasser les 200 km/h. Son déploiement sera une première en conditions réelles.
Les cinq Belges du Bataillon des Chasseurs à Cheval (Heverlee) font partie d’un détachement multinational de douze militaires, dénommé KFOR-UAS, comprenant également des Néerlandais et des Luxembourgeois et sous le commandement du Luxembourg
Conditions réelles
« Cette mission représente une belle opportunité de mettre notre système à l’épreuve face à la réalité du terrain », confie l’Adjudant-chef Janick. « Nous pourrons tester pleinement ses capacités, son efficacité et ses limites, et ainsi démontrer sa valeur à l’OTAN, à la Belgique et au Luxembourg », ajoute ce militaire du Bataillon des Chasseurs à Cheval (pour en savoir plus sur l’Integrator, consultez Beldefnews | Premier vol en Belgique pour l’Integrator).
La mission durera un an, en deux rotations de six mois. « C’est une première à la fois pour l’Integrator et pour plusieurs membres du personnel. Travailler avec différentes nations sera une expérience enrichissante », explique l’Adjudant-chef Janick. Sur place, le peloton sera intégré à un bataillon italien chargé du renseignement, de la surveillance et de la reconnaissance. « L’utilisation du système Integrator comble une lacune cruciale dans la mission et représente ainsi une valeur ajoutée significative », souligne-t-il.
Kosovo Force
La KFOR assure la stabilité et la sécurité du Kosovo depuis 1999. Cette force, qui a naturellement beaucoup évolué en 25 ans, compte actuellement près de 5.000 militaires issus de 29 pays. Il faut remonter à 2010 pour y retrouver les Belges. « À l’époque, la situation était calme », se souvient un lieutenant-colonel. « Précédemment, nous menions des patrouilles quotidiennes et notre présence rassurait la population. »
Que pense cet ancien de la nouvelle mission KFOR UAS ? « C’est une excellente occasion de montrer la solidarité de la Belgique avec l’OTAN, tout en testant l’Integrator en conditions réelles. Comme cette technologie comble une lacune critique pour la KFOR, l’opération est gagnant-gagnant tant au niveau tactique que stratégique et opérationnel », estime le lieutenant-colonel.
Défense et dissuasion
Son conseil aux troupes : « Prenez conscience de l’importance de votre contribution. La KFOR joue aujourd’hui un rôle clé dans la stabilité des Balkans. Votre engagement dépasse le cadre d’une simple opération de maintien de la paix : il s’inscrit dans la défense et la dissuasion de l’Alliance. Je suis convaincu que mes jeunes collègues du Bataillon des Chasseurs à Cheval rempliront leur mission avec fierté et professionnalisme. »
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