La ministre visite la DDC, dernier produit de la transformation des forces spéciales

Ce vendredi, la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, visitait la capacité de développement profond (ou Deep Development Capacity, DDC) du Special Forces Group (SFG), l’une des six unités du Régiment des Opérations Spéciales, au sein du quartier militaire d’Heverlee.

 

Au programme de la visite : un exposé détaillé sur le SFG – en charge des opérations spéciales menées dans des environnements incertains, complexes et dangereux – et l’émergence de la Deep Development Capacity ; mais aussi une rencontre avec le personnel féminin affecté à celle-ci depuis fin 2020.

 

Depuis 2016, nombreuses sont les initiatives visant à générer des forces spéciales efficaces, polyvalentes et performantes.

 

La création du Régiment des Opérations Spéciales et la définition de nouvelles missions ont entrainé de nombreuses innovations en ce qui concerne son organisation, ses capacités et son entrainement. Du point de vue matériel, nous avons vu arriver de nouveaux véhicules, différents types d’armement, ainsi que des drones. Dorénavant, l’avion A400M remplace le C130 pour le parachutage. Les bataillons para-commandos se voient dotés de capacités amphibies, de plongeurs de combat, de puissants zodiacs et de chuteurs opérationnels. Le Groupe des forces spéciales n’est pas en reste. Il intègre depuis peu une capacité de chiens de combat et de recherche ainsi que des démineurs d’assaut.

 

La dernière capacité qui a vu le jour est la DDC, Deep Development Capacity. Cette nouvelle capacité opère en soutien direct des équipes des forces spéciales. Parmi ses tâches : l’analyse des missions, de l’environnement et de données ; la conduite d’enquêtes ; la prise de contact avec la population locale ; …

 

La DDC a été mise en place suite à la nécessité pour le SFG d’approfondir sa connaissance du domaine humain (groupes sociaux, population locale, dirigeants) lors de ses opérations. Sa composition mixte lui permet par ailleurs de mieux se connecter avec l’environnement et la population locale durant ses opérations et donc de les comprendre ainsi que de les cerner pleinement. En outre, une capacité mixte permet d’avoir une meilleure vision, plus large, de l’environnement et de la population grâce à la complémentarité homme-femme, jusqu’à l’accomplissement de leurs missions.

Déjà déployée en opérations, elle a obtenu de bons résultats.

 

Au terme de la visite, la ministre de la Défense s’est dite impressionnée par la capacité d’action des forces spéciales et par sa nouvelle capacité. « Ce sont des militaires d’exception dont on remarque immédiatement les qualités humaines », a-t-elle précisé.

Malek Azoug