80ème D-Day : plus de 1.200 parachutistes dans le ciel normand

Cela fait 80 ans que les alliés ont abordé les côtes françaises, marquant le début du débarquement de Normandie. Le dimanche 9 juin, des milliers de spectateurs sont venus observer les parachutistes de plusieurs nations sauter au-dessus de La Fière, à proximité de Sainte-Mère-Eglise. 160 parachutistes belges étaient présents.

 

Du 4 au 9 juin, des membres du Special Operations Regiment (SO Rgt) ont honoré la mémoire des combattants du débarquement de Normandie. Le HQ SOR, le 3ème Bataillon de Parachutistes, le 2ème Bataillon de Commandos, le Centre d’entraînement de parachutistes, le Centre d’entraînement de commandos, le 14ème Bataillon Médical et le 6ème Groupe Systèmes de Communication et d’Information ont participé à différentes cérémonies et parades sur les sites emblématiques de la côte française.

 

Le plus grand parachutage de Normandie

 

160 militaires belges ont sauté au-dessus du site de La Fière, à proximité de Sainte-Mère-Église. Cette campagne, orchestrée par les Etats-Unis, réunissait environ 1.250 parachutistes au total.

 

Pour les Belges, une particularité de cette opération a résidé dans l’utilisation réciproque d’équipement : ils sautaient avec le matériel américain et vice versa. A l’issue de cette manœuvre, lors d’une cérémonie, les parachutistes des deux nations ont échangé broches et brevets en l’honneur de leur saut.

 

« Les parachutes belges sont mieux conçus car ils permettent de contrôler davantage la direction. L’atterrissage au sol est également plus lent et doux », explique un militaire des Etats-Unis. Son collègue ajoute : « Ce saut était parfait, probablement le meilleur de ma carrière. »

 

Des conditions différentes

 

Les moyens militaires ont énormément évolué depuis l’été 1944, en particulier l’équipement. « Pour le saut en automatique, le seul élément identique est que nous sortons toujours d’un avion auquel nous sommes attachés », explique le Colonel Linotte, Chef de corps du SO Rgt. « Le système de navigation est meilleur aujourd’hui et permet de larguer les parachutistes au bon endroit, ce qui avait posé des problèmes durant la guerre. Nous sortions aussi d’un seul côté de l’avion, tandis que maintenant, cela se fait en simultané. Les parachutes actuels permettent aussi d’emporter beaucoup plus de poids. Enfin, les tenues, l’armement individuel, les visions de nuit et les moyens de communications ont été améliorés. »

 

Un lieu chargé d’histoire

 

Le 6 juin 1944, les troupes alliées débarquaient sur les plages normandes. Les opérations qui ont suivi se distinguent non seulement par la violence des combats, mais aussi par l’ingéniosité de leur planification et l’ampleur des moyens employés.

 

« Des équipes belges étaient présentes à partir du 25 juillet environ. Le 5ème Régiment du SAS (Special Air Service) a pu fournir des renseignements et travailler avec la résistance. Il a guidé les frappes alliées qui ont notamment neutralisé les renforts des Allemands », rappelle le Colonel Linotte.

 

« Sauter aujourd’hui, 80 ans plus tard, est honorable et important », commente un soldat du 2ème Bataillon de Commandos.

Camille Henry

Lucia Gaggero

Nathalie Mylle