Bienvenue aux innovateurs

Rester compétitifs en termes de technologies émergentes et disruptives nécessite d’impliquer les milieux académiques et industriels, les start-ups et plus globalement tous ceux en mesure d’innover. Mais comment les attirer vers le monde de la Défense ? À l’échelle de l’OTAN, l’accélérateur d’innovation en matière de Défense DIANA et le Fonds d’innovation NIF constituent de puissants outils. Les innovateurs ont pu s’en rendre compte ce lundi 26 juin, sur le campus Renaissance, à l’occasion d’une séance d’information organisée par l’Institut Royal Supérieur de Défense (IRSD), dans le cadre de la DIRS (Defence, Industry and Research Strategy).

 

« Partout dans le monde, nous utilisons de puissantes techniques qui nous permettent d’être en contact avec tout et tout le monde, mais il est important de les réguler car elles peuvent représenter une menace pour les personnes et pour la démocratie », a rappelé le Lieutenant-général Thierry Esser, au nom de la ministre de la Défense, intervenant après l’ouverture de la session par le Général-major Filip Borremans, directeur général de l’IRSD. « Un développement technologique reste cependant nécessaire pour nos militaires afin de mieux les protéger et protéger la population. »

 

Faciliter l’innovation

 

En 2021, les Alliés de l’OTAN décidaient de lancer DIANA, l’accélérateur d’innovation en matière de Défense (« Defence Innovation Accelerator for the North Atlantic »). Il est nécessaire pour les pays membres de l’OTAN de rester compétitifs en termes de technologies émergentes et disruptives, mais les innovateurs concernés dans ces technologies ignorent comment ou hésitent à se lancer dans le marché de la Défense et de la sécurité.

« Il y a certaines lacunes que nous devons combler pour faciliter l’innovation dans le domaine de la Défense, souligne ainsi Moritz Zimmermann, Deputy Chief of Staff de la DIANA transition team. La Défense et l’OTAN sont vus comme inaccessibles et complexes. Les innovateurs ne savent pas vers qui se tourner, où commencer et qui peut les aider. »

 

« Accélérateurs » régionaux

 

Pour essayer de pallier ces problèmes, DIANA travaille avec des « accélérateurs » régionaux et des centres de tests, répartis dans toute l’Europe pour être plus accessibles. L’objectif est de soutenir les innovateurs et leurs projets mais surtout de mettre en relation les connaissances et l’expertise. « L’OTAN sort de sa zone de confort avec DIANA », reconnaît Moritz Zimmermann. « Nous essayons de former la sécurité de demain, mais nous ne pouvons le faire seuls, nous avons besoin d’innovateurs. »

Dans la même lignée, l’OTAN et 22 alliés lançaient en juin 2022 le NATO Innovation Fund (NIF). En complément à DIANA, ce fonds de capital-risque multi-souverain investira un milliard d’euros. « Afin de sécuriser le futur du milliard de citoyens de l’OTAN et d’améliorer son avantage technologique, l’OTAN investit un milliard d’euros dans la haute technologie européenne », explique Veronika Bartakova, Innovation Officer au sein du NATO International Staff.

 

En Belgique aussi

 

Après la présentation de ces deux initiatives, des représentants flamands et wallons ont également pris la parole afin de présenter différents centres de tests (Flanders Make, Vlaams Instituut voor Biotechnologie, Imec, CyberWal, Von Karman Institute) mais aussi l’accélérateur belge WSL.

« Nous fournissons aux innovateurs du support général, nous leur enseignons le jargon et nous les guidons non seulement dans la création de leur produit mais aussi pour leurs plans business et marketing », explique ainsi Agnes Flémal, directrice générale de WSL.

 

Plus d’informations concernant DIANA: DIANA | Home (nato.int)

Nadège Godefroid

Adrien Muylaert