La Défense envoie quatre avions pour une opération d’évacuation de Kaboul

Suite à l’évolution de la situation en Afghanistan, le gouvernement a autorisé l’organisation d’une opération d’évacuation au départ de l’aéroport de Kaboul. Le premier des quatre appareils à s’être envolé est un Falcon 7X militaire qui a quitté Melsbroek en direction d’Islamabad à 16 heures.

 

À bord du Falcon voyage une équipe qui préparera l’arrivée des autres moyens aériens. Par la suite, le Falcon sera rejoint par un Airbus A400M et deux C-130H Hercules. Le kern (le comité ministériel restreint qui réunit les principaux ministres du gouvernement fédéral) a pris cette décision sur proposition du Premier ministre Alexander De Croo.

 

Madame Ludivine Dedonder, ministre de la Défense, avait fait la proposition d’envoyer quatre avions du 15e wing de transport aérien de Melsbroek : « L’opération sera pilotée par le service public fédéral (SPF) des Affaires étrangères et en coopération avec le secrétariat d’Etat à l’Asile et à la Migration. Les détails de la mise en œuvre de l’opération tels que les moyens déployés précis et les délais d’exécution sont en cours de traitement au niveau de l’état-major. »

 

L’entourage du Premier a précisé que le kern se réunirait ce soir pour « aborder la situation en Afghanistan de manière plus approfondie ».

 

En plus de cette évacuation aérienne pour les ayants-droit à partir de l’aéroport de Kaboul, la ministre de la Défense a communiqué ce matin qu’un détachement NEO (opération d’évacuation de non-combattants) serait également activé afin d’appuyer l’évacuation.

 

Des capacités aérienne et terrestre se tiennent toujours prêtes pour effectuer de telles opérations d’évacuation d’expatriés d’une zone en crise. Des exercices réguliers sont organisés sur ce thème, en Belgique comme à l’étranger, afin de pouvoir remplir cette tâche dédiée aux forces armées par le gouvernement.

 

Une centaine de personnes revendiquant leur nationalité belge se sont signalées auprès de l’ambassade de Belgique au Pakistan, responsable pour l’Afghanistan, et ont exprimé le souhait de revenir rapidement en Belgique, selon le SPF des Affaires étrangères.

 

« Concernant les interprètes et les collaborateurs afghans ayant travaillé pour les intérêts belges, ils ont la possibilité de se faire connaitre auprès de nos autorités. Ces personnes étaient également souvent employées par d’autres nations. Ils auront aussi l’opportunité de demander un visa pour un autre pays », a souligné la ministre de la Défense.

La Défense

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