Les chiens : des alliés indispensables de la Défense

Surveillance, protection de sites, détection d’explosifs, maintien de l’ordre,… Les quelque 200 chiens de la Défense remplissent de nombreuses tâches. L’Unité Cynologique Interforces de la Défense (UCI), appuyée par les Chasseurs Ardennais, en a fait une belle démonstration, vendredi 25 août à Coxyde, lors de la Journée internationale du chien (K9-Day). L’occasion de se pencher sur nos collègues à quatre pattes.

 

Coxyde, un bateau repose sur le sable blanc. À bord, deux hommes se comportent de manière suspecte. Soudain, un véhicule blindé s’approche. Des Chasseurs Ardennais armés et cagoulés descendent et se dirigent vers l’embarcation. Deux chiens les accompagnent. L’un des hommes se rend, l’autre s’enfuit. Ni une ni deux, un chien bondit pour l’attaquer. L’homme hurle et se débat, mais le chien le plaque au sol.

 

« On voulait vraiment un travail réaliste », dit l’adjudant Ian Dierckx, encore couvert de sable. Même si le chien est muselé pour des raisons de sécurité, « on lui apprend qu’il fait du bon travail s’il réagit comme on attend de lui. »

 

Chiens de détection

 

S’élance ensuite Sam, une labrador noire de 5 ans spécialisée dans la détection d’explosifs. Entraînée à reconnaître jusqu’à 9 types d’explosifs, du TNT au pentrite en passant par le C4, elle localise facilement le paquet suspect fixé sur la coque du bateau.

 

« Les chiens de détection sont avant tout des chiens sociables, explique Michel Meersman, premier sergent-major de l’UCI. A la Défense, nous avons comme races des labradors comme Sam, des springers, des border collie et des münsterländers. Comme chiens de détection mais aussi comme chiens de patrouille, nous disposons de bergers allemands et hollandais, sans oublier quatre variétés de berges belges  : malinois (le plus connu), tervuerens, groenendaels et laekenois . »

 

La démonstration n’est pas terminée. Un individu armé, caché dans la foule, tire sur les militaires. À blanc bien sûr.  La riposte ne se fait pas attendre, une salve de tirs et de fumigènes colore la plage d’un nuage rose. Le public est ravi et conquis.

 

Chien de police militaire

 

Le dressage des chiens pour les métiers de sécurité est un processus long et intensif. Cela commence dès le plus jeune âge, lorsque les chiots sont socialisés et habitués à divers stimuli pour développer leur confiance et leur obéissance.

 

« Ici, j’ai Hulk, un chien de six mois. Je l’entraîne pour son test de militarisation qui prendra place quand il aura 1 an ; il devra répondre à des ordres spécifiques et passer un test clinique », nous raconte le premier sergent-major Michael Heinen, policier militaire (MP).

 

« La police militaire emploie des chiens pour diverses tâches de sécurité : surveillance, détection, dissuasion, protection de sites, maintien de l’ordre et intervention en tous genres. Les chiens sélectionnés doivent être capables de travailler dans une foule, en présence d’autres chiens et rester calmes dans toutes les situations. La particularité des chiens MP est qu’après la phase de formation à la Défense, ils poursuivent leur apprentissage pendant cinq mois à la police, pour pouvoir les utiliser aussi bien dans le civil que dans un milieu militaire. »

 

Grâce à leur ardeur et leur dévouement, les chiens de la Défense sont non seulement des héros infaillibles, mais aussi des compagnons fidèles pour ceux qui servent dans les domaines où leur présence est indispensable. La Défense dispose actuellement d’une force canine de 200 chiens.

 

Serez-vous le prochain maître-chien ? Disposez-vous d’une passion pour les chiens et d’une bonne dose de discipline ? Si c’est le cas, le métier de veilleur maître-chien est fait pour vous !

 

Plus d’infos sur : Soldat veilleur maître-chien | La Défense (mil.be)

Yuki Willems

Vincent Bordignon

Nathalie Mylle