La ministre de la Défense présente la Stratégie belge de Défense, d’Industrie et de Recherche

Le 16 septembre 2022, le gouvernement approuvait la Stratégie belge de Défense, d’Industrie et de Recherche (DIRS). La ministre de la Défense Ludivine Dedonder, le vice-Premier ministre et ministre de l’Emploi et de l’Economie Pierre-Yves Dermagne ainsi que l’Institut Royal Supérieur de Défense ont officiellement présenté cette stratégie ce 4 octobre.

 

Avec cette nouvelle stratégie pour la Défense, l’industrie et la recherche, le gouvernement belge souhaite développer et ancrer davantage la base de défense scientifique, technologique et industrielle. L’objectif est, entre autres, de promouvoir les collaborations avec des partenaires externes et d’impliquer davantage les centres de R&D belges, l’industrie et le monde universitaire dans la recherche et le développement de nouvelles capacités de Défense.

« La guerre en Ukraine montre clairement que nous devons entre autres choses devenir moins dépendants au niveau de la défense et de la sécurité » a déclaré la ministre de la Défense Ludivine Dedonder lors de la conférence de presse à l’École Royale Militaire de Bruxelles. « Plus que jamais, nous devons tirer les bonnes leçons et prendre des mesures pour accroître notre autonomie stratégique, tant celle de notre pays que de celle de l’Europe. »

 

Connaissances, emploi et nouvelles technologies

Une base technologique et industrielle efficace contribue à la politique nationale de sécurité et de défense. En outre, la DIRS permet également à la Belgique de se positionner comme un partenaire technologique pertinent et fiable. « Dans le domaine des opérations militaires, nous le sommes déjà, mais en termes de technologie, nous devons encore le devenir, aussi pour créer un certain niveau d’autonomie » explique le Colonel Steven Lauwereys. « Un tissu technologique et industriel performant apportera un retour social et économique important sous forme de connaissances, de technologies liées à la défense mais aussi d’emplois. »

 

Par exemple, la DIRS mise sur les activités de soutien en service, parmi lesquelles par exemple, l’entretien et la réparation des systèmes d’armes qui ont lieu sur le territoire belge. En menant ces activités de maintenance, de réparation et de révision au niveau national, il y a davantage de possibilités de transférer un savoir-faire technologique complexe et il y a une plus grande autonomie nationale pour pouvoir mener et soutenir les opérations.

 

L’IRSD évolue également

L’Institut Royal Supérieur de Défense (IRSD) évoluera également dans le cadre de la nouvelle stratégie politique et sera mieux intégré dans un cadre national et européen. Une plus grande attention sera également accordée aux connaissances et aux technologies en dehors de la Défense, à la fois à grande échelle (recherche collaborative avec des partenaires européens ou de l’OTAN) et à petite échelle (projets d’innovation à petite échelle dans le domaine de la défense).

 

Afin de pouvoir réaliser la DIRS, le plan STAR prévoit un budget de 1,8 milliard d’euros sur une trajectoire de croissance de 2022 à 2030. Dès l’année prochaine, des ressources considérablement plus importantes seront mises à disposition pour le lancement de programmes et l’élaboration de la politique.

Wilge Decraene

Rosalie Schallon